CATHEDRAL / SAMAEL (14/02/2003 - Genève)

CATHEDRAL / SAMAEL

14/02/2003 - Genève (L'Usine)

 Cathedral Samael 2003

Cathedral a beaucoup évolué depuis ses débuts cultes qui ont fait de lui une référence dans le doom metal. Cette opportunité de voir le groupe anglais à proximité, avec une affiche pour le moins variée, ne pouvait être manquée...

WITHOUT FACE

Les hongrois de Without Face ouvrent la soirée avec un gothic métal classique mais honorable. On retrouve l’alternance typique d'une voix masculine (ici puissante et claire) et d’une bonne voix féminine (la chanteuse est la véritable leadeuse du groupe) à la manière des vieux Theatre of Tragedy et des différentes mouvances descendantes telles que Within Temptation ou Lacuna Coil, bien que cela soit réducteur, le groupe élaborant parfois des passages moins classiques mais pas pour autant géniaux. Leur prestation s’achève au bout de quatre morceaux, cédant ainsi la place à Cathedral représentant d’une mouvance de doom assez différente.

www.myspace.com/withoutface


CATHEDRAL

Lee Dorian et ses disciples anglais semblaient attendus par le public. Après une intro puisant dans le vieux doom sabbathien lent et lourd, Lee Dorian arrive sur scène par des « Let’s go », vêtu d’un manche longue étriqué et volontairement trop court. On entre alors dans cet univers de hippie mystique hanté par le spectre des vieux Black Sabbath, élaboré par ce groupe atypique qu’est Cathedral et mené par ce personnage charismatique qu’est Lee Dorian. Des titres d’un métal psychédélique lourd s’enchaînent accompagnés de danses et expressions étranges de Lee Dorian (qui fera mine aussi de se pendre avec son micro) et appuyés  par un bassiste totalement possédé par cet univers étrange. La surprise sera l’exécution du morceau culte "Ebony tears", pour lequel le groupe avait tourné un très bon clip, issu de Forest of equilibrium, leur cultissime premier album sorti en 1991 qui propose un doom ultra lent et lourd (le premier album de doom aussi extrême…). Les passages seventies ne constituaient alors que 10% de leur musique, la proportion étant inversée dès le deuxième album où les passages doom sont devenus minoritaires. L’ambiance s’alourdit alors tandis que Lee Dorian s’écroule lentement le long de son micro. Puis l’euphorie reprend avec des titres étonnants comme "Flowers" où des passages doom établissent une rupture où Lee prend des poses figées et funéraires. Au final, le titre "Reaching happiness, Touching pain" (de 1991 mais non joué ce soir…) peut résumer ce qu’est Cathedral dans son ensemble : cette alternance d’affliction et d’euphorie tendrait à dire qu’il faut tomber bien bas pour ensuite atteindre une sorte de joie débordante fondée sur rien car irrationnelle dès le départ et donc sans limite. Dans tous les cas, Lee semble vivre intensément les différents moments de sa musique. Entre autres morceaux joués ce soir, on notera de vieux titres comme "Midnight mountain" (issu du deuxième album The ethereal mirror) ou encore "Hopkins" (du troisième album The carnival bizarre). Pour le reste, je dois avouer que je n’ai pas trop suivi la suite de leur carrière, ayant décroché dès la sortie du deuxième album…  Mais cette prestation a été très bonne et incite à se pencher sur la discographie de ce groupe définitivement pas comme les autres.

www.cathedralcoven.com 


SAMAEL

En attendant le début de la performance de Samael, la salle a diffusé en guise de long prélude (le son étant alors plus élevé qu'une simple musique de fond) Era One, nouveau projet de Samael, très électronique et expérimental, contenant quelques remix de Samael. La prestation débute tandis que Vorph, le chanteur guitariste, monte sur scène avec des béquilles ; il jouera donc assis. Samael est pourtant en grande forme avec un grand déploiement d’énergie et un fan club très enthousiaste face à ces stars locales. Le show est enrichi de projections vidéos d’ambiances plutôt électroniques. Xy, crâne rasé, alternant les percussions et les machines, assure sa fonction de percussionniste par d’énormes bonds, donnant un côté industriel à la performance. Les nombreux titres de  Passage se révèlent toujours aussi excellents sur scène, tout comme ceux de « Eternal », dans un registre moins symphoniques. Des titres de la période de Ceremony of opposites furent également joués. Une performance, pour conclure, très professionnelle et très énergique pour une soirée excellente dans son ensemble.

www.samael.info


Adnauseam

 

"Ebony Tears" - Live uin Karlsruhe 2003, video par OldUndergroundLiveTV

 

 

 

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